Les programmes de bien-être améliorent-ils la productivité des salariés ?

Aux Etats-Unis, les programmes de bien-être, les wellness program, représentent un budget de 8 milliards de dollars par an. Des conseils alimentaires, des cours de yoga, des cours de taï-chi, de gestion du stress, des programmes pour arrêter de fumer, pour faire plus de sport…

Tout ça pour réduire les dépenses médicales des salariés, réduire leur absentéisme, les fidéliser et puis doper leur productivité.

En France aussi les programmes de bien-être au travail font florès. D’après le cabinet Mozart Consulting, le coût du mal-être au travail s’élève à 12600 € par salarié du privé. Alors les entreprises réagissent.

Problème, ces programmes ne sont pas très efficaces, selon deux chercheurs américains de l’Université de l’Illinois.

Pourquoi ce manque d’efficacité ?

Pour David Molitor et Julian Reif ont remarqué que ces études qui évaluaient l’efficacité de ces programmes étaient basés sur des volontaires, plus précisément sur des gens jeunes et bien portants.

Pour le coup, les deux chercheurs ont suivi deux vastes échantillons de salariés pris au hasard.

Quel sont les résultats ?

Un an après avoir bénéficié de ces programmes, les résultats sont nuls. Les frais médicaux mensuels ont même légèrement augmenté. Et aucun changement notable n’a été enregistré en matière d’absentéisme, de fidélité ou d’évolution de carrière.

Des points positifs.

Si ce type de programme n’est pas utile aux personnes qui en auraient le plus besoin, ils sont très positivement perçus par une autre frange de la population salariés : les jeunes en bonne santé, dynamiques. Ceux-là ont le sentiment que leur employeur se soucie davantage d’eux.

Et ils ont envie d’aller ou de rester dans une telle entreprise. Ce n’est pas rien pour les recruteurs !

Toutefois, les spécialistes de la qualité de vie au travail insistent sur le fait que, plutôt que de porter sur des mesures cosmétiques, les efforts doivent être fait sur quatre points :

  • l’organisation du travail ;
  • le management ;
  • le sens du travail ;
  • l’adaptation des outils de travail

Portrait : les Millenials

Que recherche cette génération, née entre les années 1985 et 2000, pour leur prochain boulot ? Une bonne ambiance au travail.

Ce critère passe avant le salaire et arrive aussi devant les horaires

Selon le sondage réalisé par l’application Corner Job, les jeunes se voient majoritairement rester au moins cinq ans dans la même entreprise.

Quant à leur méthode de recherche d’emploi, le smartphone a tout balayé. Les trois quarts des Millennials en font l’outil principal pour chercher du travail.

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